Moments choisis...

Ma vie de jeune femme / maman / belle maman / fille / soeur / amie / etc

26 août 2008

Les interdits

Kikou me revoili ! J'ai été longtemps absente pour cause de congés et il n'est absolument pas évident de squatter l'ordi familial quand on vit avec un indépendant... puis de rentrée mouvementée au boulot.

Un article de ma copinaute Tigroulette parlant des limites et interdits me parle beaucoup car vécu au quotidien avec mon angelotte démoniaque.

Pourquoi tant d'interdits, tant de Non, ne fais pas ci, ne vas pas là, etc ? Pour moi, en premier lieu car j'ai peur pour sa sécurité. Quelquefois ma puce est réellement en danger, et là je suis intransigeante. Mais la pluspart du temps, elle est en sécurité si je suis près d'elle et elle se laisse simplement aller à sa soif innée, irrépressible et nécessaire de découverte. Mon NON est à ce moment machinal.

J'ai donc pris le parti depuis qu'elle est toute mini de la laisser explorer à sa guise, sous ma protection (plutôt que surveillance, ce mot me donnant l'impression d'être à l'école... ou en prison, hihi) lorsque c'est nécessaire ce qui ne l'empêche pas de tomber ou se cogner même à mes côtés, et c'est là que belle-maman me lance des "mère indigne, occupe-toi de ta fille" à tours de bras...!!! Parce que son fi-fils à elle ne peut pas être un père indigne: lui, il se repose en buvant une bonne bière, bien méritée car il a rentré un peu de bois pour sa môman...

Je dois bien sûr souvent prendre sur moi pour ne pas dire non, comme avant-hier dimanche chez ma maman : elle voulait absolument crapahuter sur la terrasse, qui est fort loin d'être propre. Mais moi, et ici cela ne concerne que moi, j'aime pôôô quand elle est sale! C'est vraiment un résidu de mon éducation, il fallait que je me tienne tranquille pas gagné vu ma bougeotte et surtout, surtout ne pas me salir pari jamais tenu, désolée mamounette. Mais quelqu'un m'a dit un jour : "Un enfant qui est propre à la fin de la journée est un enfant qui s'est ennuyé". Je m'efforce donc de garder cet état d'esprit et je la laisse faire. Un non aurait été ici injustifié, puisque les lingettes sont toujours là pour essuyer les petites menottes, la petiote est lavée tous les jours et ses vêtements volent de toute façon au linge sale tous les soirs.

Même chose pour ses cabrioles : Lauriane, c'est Rambo en mini féminin. Et son activité fa-vo-rite du moment, c'est monter et descendre les marches et escaliers. Dire non ? C'est vrai que c'est dangereux... mais seulement si je la laisse faire seule. Alors je reste près d'elle, même si parfois j'aurais envie d'être assise tranquilos à siroter et papoter avec les autres, ou bien faire autre chose.
Dimanche encore, elle marchait sur le muret de le terrasse et voulait descendre des marches vraiment hautes toute seule. Elle repoussait ma main tendue et securisante. Et bien là, je n'ai pas lâché, je lui ai expliqué calmement mais fermement qu'elle était certes très agile mais trop petite pour ces grandes marches, que c'était trop dangereux et qu'elle était obligée de me tenir la main... ce qu'elle a accepté de faire après un mini temps de réflexion...!

Laissons donc nos enfants explorer notre monde et exercer leurs compétences dans le cadre des limites justes et rassurantes que nous leur donnons. Ils n'en auront que plus confiance en eux... et en nous.

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13 mars 2008

De la théorie à la pratique

J'ai trouvé ceci sur ce blog : http://blog.doctissimo.fr/desoxyribelle/index.php//ecoute_parents_enfants/articles et j'espère que cette personne ne m'en voudra pas d'avoir repris ces informations. J'ai vraiment envie de plus respecter mes bouts de chou et de leur offrir une meilleure écoute, une communication plus vraie. Les principes ci-dessous sont selon moi une base solide, et pourquoi pas l'afficher quelque part afin de nous en souvenir et nous y référer ? Parce que la théorie semble toujours facile à appliquer, quant à la mettre en pratique... pffffiou, y a d'l'ouvrage comme on dit chez nous...

  1. Chut, soyez à l'écoute (ex: il se plaint de son prof et nous nous avons tendance à minimiser, à le culpabiliser ou à poser un interdit). L'enfant commence à direquelque chose ? Arrêtez de parler, regardez-le et écoutez-le => il va se sentir capable, encouragé par la confiance que vous lui accordez. Plein de gratitude à votre égard ! Cela renforce le lien et lui apprendre à faire face.

  2. Proposez des choix (ex: il ne fait pas ses devoirs /ou vaisselle et nous lui donnons l'ordre - il n'est pas invité à développer sa propre capacité à opérer des choix). Pour éviter de susciter de l'opposition, au lieu de commander, faites des propositions (ex: tu préfères ranger la vaisselle avant ou après tes devoirs?). Il faut lui apprendre à faire des choix, à organiser sa vie et à se sentir responsable. Respect et non manipulation !

  3. Parlez bref (ex: ses tennis crottées trainent dans la cuisine, nous en rajoutons sur un ton énervé, il n'écoute plus nos critiques et nous rangeons à sa place). Il faut vous contenter si possible d'un seul mot, dirigez simplement l'attention de l'enfant vers l'objet et dites "tennis" d'un ton neutre. L'objectif est qu'il prenne soin de ses affaires.

  4. Prenez du temps ensemble (ex: il accumule les bêtises, les mauvaises notes, votre relation se dégrade, nous cherchons à le remettre dans le droit chemin, nous sermonons, punissons mais rien n'y change). Donnez-lui 10 mn d'attention vraie par jour. Faire en sorte qu'il se sente aimé et ensuite poser les conditions pour discuter des motivations de ses comportements.

  5. Donnez des informations (ex: il prend 2 oranges, n'en mange qu'1, laisse l'autre et les pelures sur la table, nous donnons un ordre. Soit il se soumet, soit il évite soit il se rebelle). Donnez lui des indications précises sur ce qu'il a à faire (l'orange qui reste se met ds la corbeille et les pelures à la poubelle). L'objectif est de l'aider à développer son sens des responsabilités.

  6. Décrivez le problème (ex: grosse tache de sirop sur le tapis du salon/ chambre en bordel, nous accusons, recherchons le coupable, nous blessons: rabaissons et finalement nous nettoyons à sa place).Décrivez simplement ce que vous voyez (il y a une tache sur le tapis/ dans cette chambre, on a peine à marcher sans risquer d'écraser qq chose). Lui apprendre à devenir capable de ranger.

  7. Nommez ses sentiments (ex: il arrive en pleurs "Victor m'a traité de débile", nous prenons en charge le problème ou alors nous minimisons, lui donnons des conseils "tu devrais ..", le culpabilisons "Qu'est-ce que tu lui as fait"). Manifestez votre empathie "ça fait mal de se faire charrier par un copain devant les autres". L'objectif est de lui apprendre à traverser les situations difficiles.

  8. Exprimez vos attentes (ex: habits propres et sales trainent ds la chambre, nous avons tendance à l'accuser, à le dévaloriser, nous mettons l'accent sur ce qui ne va pas chez lui " tu...." Décrivez ce que vous ressentez, vous avez le droit d'être en colère et de le dire "je n'aime pas voir trainer les habits, j'attends que ces affaires soient rangées". Il faut l'inciter à coopérer.

  9. Prouvez que vous êtes attentif (ex: il arrive tout content "papa, regarde mon dessin", nous nous contentons  de  dire "oh il est beau" ou "bravo"). Décrivez ce que vous voyez, soyez précis, n'hésitez pas à détailler "tu as voulu dessiner une fusée, ton trait est plus léger là...". L'objectif est de l'aider à prendre confiance en lui.

  10. Servez vous de l'écrit (ex: il y a des traces de peinture sur votre bureau, nous accusons et privons de tv et nous réparons ses dégâts). S'il a une punition, il croira avoir payé et se dédouane de toute culpabilité. Pour attirer son attention, écrivez ! Placardez vos demandes, colères, liste de choses à faire, mots tendres ...."je suis furieuse, j'ai trouvé de la peinture sur le bureau! signé une maman en colère". L'humour permet de faire passer des messages. L'objectif : le responsabiliser.

  11. Ne félicitez pas trop vite (ex: il a eu un 20 en math, nous répondons "ah ben tu vois quand tu veux tu peux" ou alors nous le félicitons "très bien, bravo"). Ecoutez et reflétez le sentiment de votre enfant "je te vois vraiment content" afin de lui permettre de s'approprier sa joie, fierté ou demandez lui ce qu'il éprouve. L'aider à prendre confiance en lui.

  12. Privilégier le contact (ex: il vous répond sèchement, semble agité, nous sommes tentés d'abuser de notre pouvoir de parent, de le contraindre à avoir l'attitude désirée par la force, de le soumettre). Profitez de toues les occasions pour créer un contact physique touchez-le, donnez-lui la main, posez-la sur son bras, restez coude à coude. L'objectif est de restaurer la relation et l'aider à guérir de la blessure à l'origine de son comportement.

  13. Ne répondez pas à toutes les questions (ex: elle vous questionne tout le temps "pourquoi dois-je aller au collège" "comment ça s'écrit le mot XXX", nous répondons mais la question revient quelque temps plus tard. Une question appelle-t-elle toujours à réponse? Quand l'enfant peut trouvez la réponse à un question, abstenez-vous de répondre " intéressante question, où pourrais-tu trouver l'info" ou " qu'en penses-tu toi ?". L'objectif est de lui apprendre à réfléchir, encourager son autonomie.

  14. Donnez une orientation constructive (ex: il se jette sur les amuses-gueules, les avale goulument sans se soucier des invités, nous posons un interdit). Donnez une direction, un objectif "tu peux offrir les olives aux invités". L'aider à canaliser son énergie positivement.

  15. Enoncez des repères clairs (ex: il refuse de mettre la ceinture de sécurité, nous nous énervons, usons de la forces ou nous laissons faire, nous cédons). Dites tranquillement les règles de sécurité, les régles de la famille, la loi  "la loi stipule que l'on doit mettre sa ceinture à l'arrière" "chez nous, on ne crie pas pour se faire entendre, on se parle". L'objectif : qu'il apprenne les règles et les lois.

  16. Faites de l'erreur une occasion pour apprendre (ex: il revient penaud, il a eu un 2 en math, nous banalisons (normal tu n'as pas travaillé assez), nous le culpabilisons "tu me déçois", nous l'humilions " bravo, tu es fier de toi ?"). Valorisez les erreurs, montrez ce que l'on peut en apprendre "2/20 ? Ca montre que tu as fait des erreurs. Grace à ce contrôle tu peux identifier ce que tu ne sais pas". L'objectif : qu'il prenne confiance en lui et apprenne mieux.

  17. Demandez réparation (ex: il fait un gateau, la cuisine est en bazar, nous crions, le punissons, nous le focalisons sur son indignité). Grondez constructivement, exprimez votre désaccord, formulez vos attentes ou rappelez le contrat, demandez réparation pour qu'il puisse redresser la situation "je suis furieuse, je m'attends à ce que tu nettoies, je veux que la cuisine soit impeccable pour que je puisse vous faire à manger". L'objection : lui apprendre à accorder de l'attention à son environnement.

  18. Résolvez le problème ensemble (ex: des tasses sales trainent depuis 4 jours dans sa chambre, nous faisons la morale, nous menaçons, nous punissons ou nous supplions). Quand un problème est récurrent, prenez le temps de le résoudre ensemble: reflèter les émotions et besoins de son enfant "je comprends que tu aimes siroter dans ta chambre", exprimez vos sentiments "et moi jen'aime pas y trouver des tasses sales", imaginez ensemble toutes sortes de solutions  "nous allons réfléchir ensemble à une solution qui nous satisfasse tous les 2", écrivez les sans les juger "prenons une feuille et notons-les", choisissez une solution. L'objectif est de lui apprendre à respecter les règles du vivre ensemble

  19. Posez des actes (ex: il joue à l'ordi alors que vous lui avez demandé d'arrêter, nous sommes exaspérés, nous lui donnons une punition plus en rapport avec notre énervement qu'avec la gravité de l'acte). Passez à l'action et laissez lui faire l'expérience des conséquences de son comportement "tu t'es remis à jouer alors que j'avais demandé d'arrêter. Je prends la souris puisque je ne peux pas te faire confiance. Le lendemain "Je peux avoir ma souris?" "Seulement si je suis sûr que tu respectes le temps décidé." "Tu n'auras qu'à me le dire." "Certainement pas, je veux que tu maîtrises toi-même ce temps." "Je pourrais regarder l'heure sur le pc?" "Ca me va !". Il faut lui apprendre à tenir compte d'autrui.

  20. Soyez médiateur, pas arbitre (ex: les enfants se disputent, nous jouons l'arbitre "chacun dans sa chambre!" nous voulons solutionner le problème).Soyez médiateur. Proposez votre aide, précisez les règles, distribuez la parole et faites reformuler "je vois 2 enfants qui se disputent, voulez-vous de l'aide ou vous vous débrouillez seuls pour résoudre votre conflit?" Soyez attentif à ce qu'ils ne vous parlent pas à vous mais se parlent entre eux "je suis là pour vous aider à vous écouter, voici les règles : pas d'insultes, vous parlerez chacun à votre tour. " L'objectif est qu'ils apprennent à résoudre leurs conflits.

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02 octobre 2007

Idées pêchées ailleurs, pour me rappeler...

Prêter attention à ce que les enfants ont à dire, les faire parler. En grandissant ils prennent plaisir à la réfutation. C'est ainsi qu'ils apprennent à se connaître. En s'exprimant on dit des choses qu'on n'avait pas pensé être en nous. Ainsi on prend confiance en nous-mêmes.

Maurice Ray

Ne contraignez pas vos enfants à avoir le même comportement que vous, car vous avez été créé pour un temps qui n'est pas le leur.

Le calife Ali 598-661

CHAQUE ENFANT APPREND PAR L'EXEMPLE

S'il vit entouré de critiques, il apprend à blâmer.
S'il vit entouré d'hostilité, il apprend à être agressif.
S'il vit de moquerie, il apprend à être timide.
S'il vit entouré de honte, il apprend à se sentir coupable.
S'il vit entouré de tolérance, il apprend à être patient.
S'il vit entouré d'encouragements, il apprend à agir.
S'il vit entouré d'éloges, il apprend à complimenter.
S'il vit entouré de probité, il apprend à être juste.
S'il vit entouré d'approbation, il apprend à s'accepter.
S'il vit entouré d'amitié, il apprend à aimer la vie.

Dorothy Law Nolte

La méthode de discipline
par les conséquences naturelles

Comment la nature discipline votre enfant

La discipline par les conséquences naturelles

Définition

- Laisser la nature produire ses conséquences

But

- Discipliner tout en évitant la lutte de pouvoir

- Aucune colère chez l'enfant ou le parent parce qu'il n'y a pas de conflit

- En plus l'enfant voit clairement pourquoi il devrait changer de comportement; c'est bénéfique pour lui.

La méthode de discipline par les conséquences logiques

But

- Le but est le même qu'avec les conséquences naturelles: éviter une lutte de pouvoir en laissant l'enfant apprendre par les conséquences de son propre comportement.

La différence
entre

Conséquences naturelles

Nous n'avons pas à planifier les conséquences, puisqu'elles se produisent naturellement

Conséquences logiques

Nous devons planifier le déroulement des conséquences, selon un critère obligatoire.
Il doit y avoir une relation logique entre le mauvais comportement et la conséquence choisie

Exemple

Sans lien logique

- Empêcher un adolescent de sortir le soir parce qu'il n'a pas rangé sa chambre

Avec lien logique

- Empêcher un adolescent de sortir le soir parce qu'il n'est pas rentré à l'heure convenue

Condition nécessaire

- Pour bien l'appliquer; nous devons être capable de nous considérer dégagés de la responsabilité du comportement de l'enfant. C'est la chose la plus difficile à faire avec les conséquences logiques.

La méthode de discipline par l'isolation sociale

3° La discipline par l'isolation sociale

- Lorsque l'enfant recherche l'attention, le contrôle ou la vengeance, cela évite de renforcer ce comportement
- Cela doit être fait dans le calme, en expliquant d'avance à l'enfant ce qui arrivera.

La méthode de discipline de l'extinction

Définition

- Cette méthode de discipline consiste à ignorer l'enfant quand il fait une crise pour manifester son mécontentement.

Exemple

- L'enfant se roule à terre en criant parce qu'il essuie un refus son parent. Le parent l'ignore et continue son ouvrage et change de pièce. L'enfant, perplexe, suit le parent dans l'autre pièce et continue sa crise. Le parent ne lui accorde pas plus d'attention. L'enfant arrête alors la crise de lui-même s'apercevant qu'il ne pourra rien retirer de son parent en manifestant sa colère. Ensuite le parent lui donne une conséquence logique pour s'être mal comporté. L'enfant y pensera 2 fois avant de recommencer.

4 avantages comparés à d'autres méthodes comme la correction physique

1° Elles fonctionnent

- Parce que l'expérience est le meilleur professeur et parce que l'enfant se souvient des leçons apprises durement.

2° Elles évitent la lutte de pouvoir

- Elles nous sortent du cercle vicieux traditionnel:

1. L'enfant se comporte mal
2. Le parent essaie de le forcer à changer
3. L'enfant riposte à ce défi

3° Elles enseignent à l'enfant à être responsable

- C'est un des buts à atteindre pour devenir adulte.

- Une fois adulte, lorsqu'on se comporte mal, on ne reçoit plus une correction physique; on doit plutôt en assumer les conséquences.

4° Elles contribuent à améliorer grandement le climat familial

- Elles permettent d'éviter le harcelement et le chiâlage envers les enfants et nous sauvent aussi de corriger nos enfants lorsque cela n'est pas nécessaire.

La communication

5 critères d'évaluation
d'une bonne communication

1° - Ecoute active
2° - Montrer du respect
3° - Etre ouvert et capable d'admettre nos torts
4° - Laissez l'enfant exprimer ses émotions négatives
5° - Exprimer nos émotions positives

- La communication est très efficace pour combler les besoins d'amour, confiance et estime de soi.

- Elle nous fait d'acquérir une discipline qui est utile pour prévenir les besoins non-comblés qui causent des mauvais comportements.

La communication
comme méthode de discipline

- Les six méthodes de discipline vues jusqu'ici (renforcement, extinction, imitation, conséquences naturelles, conséquences logiques et correction
physique) visent principalement à changer le comportement extérieur, elles réussissent moins à inculquer de bonnes motivations intérieures.

- 1 seule méthode de discipline peut changer la personnalité

La communication

- Elle permet d'exprimer son amour et de transmettre des connaissances. La communication demande d'acquérir certaines habilités qui ne sont pas toujours naturelles.

5 questions pour évaluer nos habilités à communiquer

1° - Est-ce que je veux réellement l'écouter ?

- Quand un enfant veut parler, il a besoin de quelqu'un qui l'écoute. Quelle est ma priorité ? Est-ce que la vaisselle ou le gazon sont aussi importants que ma relation avec mon enfant ? Si la vaisselle attend; les résultats se manifestent immédiatement, si mon enfant attend; les résultats ne se manifestent peut-être pas avant plusieurs années. Et plus tard on se demandera: Où ai-je fait une erreur ?

2° - Est-ce que je lui montre du respect ?

- Est-ce que je m'intéresse à ce qui est important pour lui ?
- Les enfants apprennent souvent les leçons de la vie dans des discussions "peu importantes".

3°- Est-ce que je laisse mes enfants exprimer leurs émotions négatives sans la peur d'une correction ?

4° - Est-ce que j'exprime librement mes émotions positives à mes enfants?

5° - Suis-je ouvert à des nouvelles idées et capable d'amettre mes torts ?

- Les enfants aussi ont des bonnes idées. Si on ne les écoute pas, ils deviendront ou bien des rebelles, ou bien des robots. Nous résistons au changement parce que nous nous sentons, à tort, menacés.

Choisir la méthode de discipline appropriée

COMMUNICATION

Quand l'utiliser

- Dans tous les cas

- Avant de passer à toute autre méthode

Leçon apprise par l'enfant

- En parlant, l'enfant voit les avantages et les inconvénients de ses comportements. C'est pourquoi se dit-il: "Je vais volontairement choisir de faire la bonne chose. Mes parents me respectent et je pense qu'ils ont de bonnes idées".

RENFORCEMENT

Quand l'utiliser

- Toutes les fois où vous désirez renforcer un comportement désirable

Leçon apprise par l'enfant

- L'enfant se dit: "Quand je fais une bonne chose, j'obtiens une récompense. C'est pourquoi je le ferai encore".

EXTINCTION

Quand l'utiliser

- Toutes les fois où vous désirez affaiblir un comportement indésirable

Leçon apprise par l'enfant

- L'enfant se dit: "Quand je me comporte mal, je n'obtiens aucune récompense. C'est pourquoi cela ne me donne rien de continuer ainsi".

CONSEQUENCES NATURELLES

Quand l'utiliser

- Quand vous désirez affaiblir un comportement indésirable

- Quand la communication et l'extinction n'ont pas fonctionné

Leçon apprise par l'enfant

- L'enfant se dit: "Quand je fais certaines choses, je me blesse ou je me fais du tort, et personne d'autre que moi en est reponsable. Cela ne m'amène que de mauvaises expériences. Je vais donc éviter de les répéter".

CONSEQUENCES LOGIQUES

Quand l'utiliser

- Quand vous désirez affaiblir un comportement indésirable

- Quand la communication et l'extinction n'ont pas fonctionné

- Quand il n'existe pas de conséquences naturelles

- Quand les conséquences naturelles feraient un tort permanent à l'enfant

Leçon apprise par l'enfant

- L'enfant se dit: "Quand j'ai des comportements indésirables, les autres peuvent m'imposer des conséquences désagérables. Je ferai donc ma part pour éviter ces conséquences désagréables".

Commment traiter les problèmes
Les problèmes n'arrivent pas d'eux-mêmes

Comprendre comment les enfants apprennent leur comportement

Principe de renforcement (récompense)

- Les actions qui sont récompensées ou renforcées, c.à.d. qui procurent un plaisir ou qui rencontrent un but, sont les plus susceptibles d'être répétées.

- Donc quand le résultat est positif: le comportement va se répéter.
- Et quand le résultat est négatif: le comportement va s'éteindre.

Renforcement positif

Deux types de récompenses

Social: - Relations humaines, l'écouter, jouer avec lui.
Non social: - Collations, jouets, vêtements, argent de poche.

- Plus les récompenses sont données sans délai, plus elles sont efficaces

- Les donner à chaque fois que le comportement désiré est atteint, surtout au début.

Renforcement négatif

- Les parents renforcent les comportements indésirables souvent involontairement, ce qui a pour conséquence de dégrader beaucoup le climat familial, car les enfants apprennent par imitation, en nous voyant aller.

Exemple

- L'enfant entend le parent râler constamment après lui pour qu'il fasse son lit: exaspéré, il va le faire en maugréant contre son parent.

Pour les tâches plus complexes

- Les séparer en plusieurs étapes et souligner la réussite après chaque étape

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27 septembre 2007

Réponse ouverte...

Merci Maria d'avoir partagé ton expérience dans les coms du post du 24/09, "Education sans violence". Je souhaite y répondre ouvertement.

Je ne suis pas morte des fessées de ma mère, bien que quand elle frappait, mes soeurs et moi pouvions garder la marque de sa main sur la cuisse pendant 1h ou 2 ... uhuhu! Ca me fait plutôt rire maintenant, car ça fait belle lurette que je lui ai pardonné.

Mon père aussi ne me donnait que rarement une claque, il laissait faire ce sale boulot à maman je suis sûre que la pauvre devait quand-même culpabiliser, surtout quand j'avais vraiment maaal..., comme ça ELLE pouvait passer pour la mauvaise, celle qui ne nous aimait pas... Faciiile... Ca n'a pas fait de mon père quelqu'un de meilleur à mes yeux pour autant, car il ne frappait pas, d'accord, mais je n'ai reçu de lui ni tendresse ni affection non plus. Mon coeur le lui a également pardonné.

Maman était donc seule pour s'occuper de notre éducation, mon père n'y participant que de loin en donnant des directives bien arrêtées. La responsabilité revenait à ma mère de les mettre en pratique. Comme elle devait être déchirée entre sa volonté d'être maman et son rôle de mère qu'elle jouait, m'a-t-elle avoué un jour, souvent à contre-coeur...

Donc, ce que j'ai retenu de ces fessées, que je pensais moi aussi méritées, normal pusque c'est comme ça qu'on me l'a présenté , c'était la douleur physique, l'indignation, l'incompréhension et l'impression de ne pas être acceptée ni aimée, et la peur de la prochaine volée...!

Maman savait aussi réparer mes blessures à l'âme en me câjolant, bien heureusement...!!! Elle savait écouter parfois, et tentait tant bien que mal de me prodiguer de bons conseils et de bonnes pistes pour ma vie future. Je n'ai rien écouté de tout cela, je n'en ai fait qu'à ma tête (ça c'est resté, uhuhu) et j'ai fait de grosses bêtises jusque tard et même au début de ma vie d'adulte... humhum zont quand-même pas eu facile avec moi mes pôôfff parents !

Maintenant, ce que j'admire chez eux, c'est qu'ils me soutiennent dans ma démarche et ma volonté d'agir autrement, ils comprennent sans me juger et sans se sentir "attaqués" dans ce qu'ils croyaient être LA seule manière de faire à l'époque.

J'ai été amenée à m'occuper de pas mal d'enfants, notemment lors de mon séjour en tant que fille au-pair aux Pays-Bas. J'avais 20 ans. J'étais alors persuadée qu'un enfant devait être éduqué avec des fessées et des punitions. Bien entendu, ces enfants n'étaient pas les miens et je ne me permettait pas d'agir de la sorte... Je n'ai dérapé qu'une seule fois avec l'aînée qui m'avait poussée à bout et je l'ai frappée sur la cuisse en courant derrièe elle dans les escaliers...pffff.

J'ai été très étonnée de l'espace de parole accordée à ces enfants et du dialogue qui en résultait avec les parents, mais je restais sceptique aussi, tant mes conditionnements étaient ancrés en moi.

Pourtant, le résultat aurait dû me sauter aux yeux : ces enfants étant souvent invités à exprimer leurs sentiments, ils étaient aussi plus enclins à écouter nos sentiments d'adultes. Ainsi, il m'est arrivé d'exprimer par ex de la déception face à leur comportement, et à ma grande surprise, je recevait de jolis dessins et de gros baisers en guise d'excuse. Un jour, l'aînée de 8 ans m'a même offert une rose achetée par ses soins avec son petit argent de poche... Je n'étais pas du tout habituée à cela, dis donc...!

Ne t'inquiète pas Maria, il m'a fallu encore longtemps avant de réaliser les méfaits des tapes et les bienfaits des mots et de la communication, même avec les plus petits. J'ai cru longtemps qu'un enfant était semblable à un petit animal qu'il fallait dresser...... la hoooonte...! mais c'est vraiment comme ça que le voyais...

Puis petit Dorian merveilleux de 14 mois est arrivé dans ma vie... Et là... ben quelques fessées se sont perdues, mais je ne me sentais pas à ma place en faisant ça, j'avais le sentiment diffus que ce n'était pas bien, D'AUTANT PLUS que ce n'est pas mon fils... Je m'imaginais maman voyant son enfant recevoir des tapes d'une femme inconnue... grrrrrrrrrrrrrrr !

Alors j'ai lu... je me suis renseignée... et j'ai radicalement changé d'opinion...

Travail sur soi, de longue halaine... Alors n'en voulons pas trop à nos hommes, ils n'ont pas fait le même chemin... Je sais que le mien refuse d'entendre au moment même, mais je sais aussi qu'il réfléchit un peu... rôôô, mauvaise langue... et à force de répéter, je garde l'espoir qu'il entende un jour VRAIMENT...!

Je garde également en moi l'espoir que nos enfants nous pardonnent nos erreurs de parcours, passées et à venir, si nous les autorisons à extérioriser leurs blessures et que nous les entendons vraiment, avec notre coeur et notre âme. Alors ils pourrons se sentir compris et acceptés, et éventuellement seront capables de nous pardonner.

Edit : Je viens de te lire aussi ma Ka, vos témoignages me touchent beaucoup. Ce qui me persuade d'être dans la bonne direction, ce sont les RESULTATS que j'obtiens avec Dorian, en l'entourant d'affection, de beaucoup d'écoute, de compréhension, d'acceptation, mais aussi de limites et de règles et j'ai l'impression qu'il se sent en confiance, pris en compte, accepté comme il est...

Par contre chez nous, je ne trouve pas les règles assez définies, ça met tout le monde dans l'embarras, ça manque de cohérence et je ne peux parfois pas m'empêcher de contredire mon Chéri devant le petit. De nouveau un manque de communication, de coordination entre nous, adultes. Dorian sait que nous ne sommes pas toujours d'accord et il saute naturellement dans la brèche ouverte.

J'ai vraiment soif que nous nous mettions d'accord au plus vite... Je crois que je vais faire une petite liste des sujets que j'aimerais débroussailler et en parler avec lui... Ouais ouais, excellente idée...!

Merci les filles, vous avez fait avencer ma réflexion... Tendres pensées...

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24 septembre 2007

Education sans violence

Je me pose énormément de questions quant à  l'éducation que je désire donner à mes enfants, une éducation plus douce, plus respectueuse, plus responsable.

Merci à Maria pour ce lien: http://www.niclaquesnifessees.org , j'y ai encore appris d'où vient cette éducation par la fessée et la punition que pas mal de personnes de ma génération ont reçue. Et je me sens confortée dans l'idée que la voie que je m'efforce de suivre est correcte, je me sens pleine d'entrain pour poursuivre ce chemin.

Seul hic, comment emmener le papa avec moi dans ce voyage palpitant, passionnant et, oui, également difficile.
Difficile car cela implique que nous remettions en question nos anciennes croyances, pour moi à présent non seulement démodées, mais aussi dénuées de sens. Des fessées que j'ai reçues, je n'ai tiré aucun enseignement positif. NON je ne les méritais pas, les seuls sentiments que j'éprouvais étaient l'injustice, l'humiliation et l'incompréhension. D'autant que les punitions n'étaient pas adaptées à mes bêtises.

Le papa, quant à lui, n'a vraiment pas l'air de s'intéresser le moins du monde à tout cela. Il est comme il est, il fonctionne comme il fonctionne, point. Lorsque je rentre à la maison avec des textes, ou quand j'essaye de lui parler d'éducation suite à mes périgrinations mentales, il balaye de la main, "il a autre chose à faire, pas le temps"...! - et pour la petite histoire, il n'a d'ailleurs le temps pour rien en ce qui concerne notre famille, notre couple... je sais, je sais, je me plains encore, j'essaye de sortir du cercle vicieux de victimisation dans lequel je me suis embourbée, pas facile mais j'y arriverai, YES !!! -

Please les filles, parlez-moi de votre expérience, je ne suis pas contre un apport d'idées fructueuses.

Posté par ViviB à 15:38 - Education - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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